Michel Rouch: Ludwig van Beethoven l’ ancien (partie 5)

BONN : LA CHAPELLE ÉLECTORALE ~ 2 (1723 – 1733)
LUDWIG II VAN BEETHOVEN & MARIA JOSEPHA POLL (7 septembre 1733)

Décédé à Bonn le 12 novembre 1723, Joseph-Clément fut remplacé par celui qu’il avait choisi et était son coadjuteur depuis un an, un sien neveu, Clemens-August, dernier des cinq électeurs de Cologne issus de la lignée des Bavières, troisième fils de Maximilien-Marie-Emmanuel, actuel Électeur de Bavière, et de sa seconde femme, la princesse Cunégonde Sobiesca, une polonaise. Clément-Auguste avait à peine vingt-trois ans. Né à Bruxelles le 17 août 1700, quand son père y était Gouverneur général, la guerre de Succession d’Espagne l’avait très tôt tenu onze ans captif des Autrichiens. Destiné à l’Église, il avait fait ensuite ses études à Rome et la belle Italie l’avait profondément marqué. D’abord coadjuteur de l’Évêque de Regensburg en 1715, il avait remplacé, à dix-neuf ans, comme Évêque de Münster et de Paderborn, son frère1 décédé, avant de devenir coadjuteur de son oncle, à Bonn.
Sitôt nommé, il remarqua un jeune homme qui était choriste à la Chapelle depuis 1716 et l’engagea comme organiste :

→ * 11 mars 1723 : Ægidius van den Eeden, le fils du chanteur liégeois Henri van den Eeden ; il sera un our, avec Johann Paul Kiecheler, témoin au mariage de Ludwig van Beethoven « l’Ancien » et, la retraite venue, professeur d’orgue du petit-fils de celui-ci, Ludwig van Beethoven « le Grand » ! † 17 juin 1782.

Le 30 novembre 1723, le nouvel Électeur promut Girolamo Donnini compositeur de musique de chambre : la création, en 1719, de sa tragédie en musique « Ester », pour fêter une visite des princes de Bavière Albert-Charles et Ferdinand, avait déjà fait de lui un compositeur de Cour.

Une nouvelle fois, la Chapelle fut réorganisée :

→ * 1724 : Trévisani de Balompré, qui était à Munich en 1687, était nommé Kapellmeister ; compositeur d’église connu, la Chapelle jouait déjà de lui :

1 Pastorale : Éloge de Saint-Joseph,

1 Messe ;

il s’éteindra en début 1732 ;

→ * 1724 : Philippo Neri, marquis de Capponi ; d’origine toscane et de la famille du compositeur Ranieri ; arrivant de Münster où l’Électeur avait dû l’apprécier, il devenait Intendant Hofmusik, Directeur de la Musique de la Cour ; il partira à Francfort en 1741 ;


* Rappel : la → signale les nouveaux membres de la Chapelle électorale jusqu’en 1792.

→ 1724 : Hagel, instrumentiste ;
→ 1724 : Franz Gregor Graf, instrumentiste ; † 6 mars 1742 ;
→ 1724 : Schertzer, instrumentiste et ancien choriste ;
→ 1724 : Johann Adam Bayer [= Beyer], trompettiste ; il sera augmenté à 192 Rtlr [Reichstalers] l’an le 13 janvier 1730 ; † 14 mars 1737 ;
→ 1724 : Kolb, trompettiste ;
→ 1724 : Metz, trompettiste ;
→ 1724 : Pensberg, trompettiste ;
→ 1724 : Rosier, trompettiste ;
→ 1724 : Franz Anton Wastizky [= Vastizky], trompettiste et violoniste (comme son père, toujours en poste depuis 1697) ; † 26 septembre 1746 ;
→ 1724 : Zepp, trompettiste.

En prévision des honneurs, la fanfare s’étoffait : le 15 mai, le prince recevait l’investiture officielle d’Électeur de Cologne !
Si, avec Joseph-Clément, la mode venait de France, ç’allait être au tour de l’Italie avec Clément-Auguste. Amoureux comme son oncle et bien plus que lui encore de la pompe et du décorum, il ne recula devant aucune dépense de luxe et d’apparat, civile ou religieuse. La même année, on l’élit Évêque de Hildesheim ; en 1725, Prévôt de la cathédrale de Liège ; en 1728, Évêque d’Osnabrück. « Libre des soucis qui avaient accablé son prédécesseur, cet Électeur, dont le règne devait durer trente-sept ans, était de caractère plutôt faible et versatile », rapportera le français Prod’homme : en 1726, il n’hésita pas — mais pouvait-il agir autrement ? — à faire alliance avec l’empereur Charles VI, pour ensuite se rapprocher de Louis XV et de la France, comme tous les Bavières avant lui ; selon l’heureuse formule du rhénan Ennen, il n’était « ni meilleur ni pire que tant d’autres princes de son temps ».
Il était par ailleurs grand seigneur, généreux sinon dispendieux, et nombreux en profitèrent avant de s’en plaindre. La Chapelle électorale s’agrandit et ses membres virent, à la demande, leur statut s’améliorer. Mais les nouveaux arrivants, selon l’usage, ne reçurent pas de traitement pendant quelque temps (d’un mois à plusieurs années !).

En bref, depuis son investiture :

21 septembre 1724 : Anton Risack, engagé par Joseph-Clément, devint Hofmusikus ; sera plus tard Conseiller à la Chambre et Trésorier de la Chapelle ; L[eopold] Klein, Hofmusikus, comme il l’était à Brühl, avant 1722 ;

19 juin 1725 : Johannes Graeb, violoniste et luthier depuis treize ans, enfin rémunéré ;
12 jullet 1725 : Franz Xaver Simon Haveck, « arrivé depuis quelques semaines de Munich », se proposa comme violoniste ou violoncelliste ;

15 jullet 1725 : Franziskus et Maximilian Autgarden, partis un temps à Brühl, réintégrés ; Franziskus était depuis « déjà 13 ans violoniste » ; Max[imilian Heinrich], qui gagnait 100 Gulden à son admission, en avril 1706, reçut en 1726 un salaire annuel de 300 Gulden qui passa à 350 le 23 janvier 1730 quand il fut Directeur de la Musique de Bal ;

15 jullet 1725 : Johann Adam Bayer [= Beyer], trompettiste ; il sera augmenté à 192 Rtlr [Reichstalers]
l’an le 13 janvier 1730 ; † 14 mars 1737 ;
16 jullet 1725 : Johannes Greun [= Greul, = Grüne] hautboïste promu Hofmusikus ;

17 jullet 1725 : Nikolaus Sommereys, promu Hofmusikus ;

19 jullet 1725 : Nikolaus Antonius Graff, fils de maître queux, virtuose en violon et viole d’amour, souhaita devenir Hofmusikus ; † 1er juin 1753 ;

19 jullet 1725 : Anton Stumpff, trompettiste (dont le grand-père, le père — maintenant diminué — et l’oncle eurent un emploi dans la Musique du prince) ; après huit ans passés à la Regimentsmusik-Kapelle, n’ayant plus refuge qu’en la Hofmusik à la mort du général von Wachtendonck : admis, sans traitement ;

22 jullet 1725 : Vincent Lambert, Valet de la Chambre honoraire et Konzertmeister, augmenté de 200 Gulden pour ce poste de Premier Violon ;

29 août 1725 : Franz Matthiassohn Zermackh [= Schermack], de Brühl, nommé Konzertmeister ; appartiendra encore à la Musique de la Chapelle dans trente-cinq ans mais sera invalide ;

8 août 1726 : Johann Paul Kiecheler [= Kiechler, = Küchler, = Riechler], de Munich, appelé à Bonn comme Musicien de la Chambre et violoniste, contre un salaire de 350 Gulden ; donnant pleine satisfaction, augmenté de 50 Gulden le 1er octobre 1729 ; sera plus tard témoin au mariage de Ludwig van Beethoven « l’Ancien » ; compositeur, comme un jour son fils Johann Kiecheler, il laissera :

• des Ballets,

• des Symphonies ;

17 août 1726 : Johann Alefs, nommé Hofmusikus, avec salaire de 300 Gulden ;

17 août 1726 : Florent [Hubert] Thireur, chapelain musicien, augmenté à 200 Gulden ;

17 août 1726 : Gregorio Piva, instrumentiste et surtout copiste — une fonction qu’il avait exercée de nombreuses années auprès du compositeur Agostino Steffani dont il avait été le secrétaire particulier avant d’appartenir à la Chapelle de Düsseldorf en 1714 ; nommé Hofmusik-Kopist ; sera promu à vie Musik-Bibliothecarius le 8 janvier 1727 ; f 9 novembre 1740 ;

22 janvier 1727 :  Johann Baptist [Balthasar] Metzger, nommé Bassiste de Cour ;

18 févreier 1727 :  Ægidius van den Eeden demanda en français au prince de lui renouveler son agrément de second organiste, même sans gages, comme il l’avait été sous Joseph-Clément, avant 1723 :

« Supplique tres humble a S. A. S. E.2 de Cologne pour Gille Vandeneet

Bonn d. 18. Feb. 1727.

Prince Serenissime,

Monseigneur.

Vandeneet vient avec tout le respect qui luy est possible se mettre aux pieds de V. A. S. E.3 luy representer qu ‘ayant eu l’honneur d’avoir estre second organiste de feu S. A. S. E. d’heureuse memoire, elle daigne luy vouloir faire la même grace ne demandant aucun gage si long tems qu’il plaira a V. A. S. E. promettant la servire avec tous soins et diligence. […] »

Et il devint à nouveau second organiste, sans gages, jusqu’au 8 juin 1728 où, réclamant salaire ou récompense « pour lui aider à aller ailleurs chercher de l’Emploi », Son Altesse Sérénissime Électorale lui octroya gracieusement 100 Gulden qui passèrent à 200 Thalers le 5 juillet 1729, — une substantielle augmentation après une troisième supplique ;

5 mars 1727 : Joseph Maria Zudoli, prêtre, nommé Musicien de la Chambre et de la Cour, — une recrue d’importance, au salaire éloquent : 600 Gulden par an ; en 1753, il remplacera Girolamo Donnini comme Kapellmeister ; f 9 mars 1760 ;

12 mai 1728 : Franz Andreas Zermackh, nommé Hofmusikus avec 50 Rtlr par an, grâce à la supplique de son père, le Konzertmeister aussi devenu entre temps Valet de la Chambre ; violoniste jusqu’en 1761 ;

29 mai 1728 : Joseph Klemens Ferdinand dall’Abaco, nommé Valet de la Chambre honoraire et violoncelliste de Cour avec un salaire de 400 Gulden ; âgé de vingt ans ; compositeur comme son père Evaristo Felice dall’Abaco, le Directeur de la Musique à Munich ; jouera les mêmes fonctions que son père à Bonn dans une neuvaine d’années ;

25 mai 1729: Franz Maria Ambrosini, revenu de Würzburg, reçut une prime de 100 Gulden pour avoir suppléé le Hofmusikus Andreas Stumpff jusqu’à sa mort ;

22 juin 1729 : Franz Wastizky, promu trompette de Cour ;

22 juin 1729 : Joseph Gonsez du Bois [= Dubois, = Duboe, = du Boy], admis violoniste ; restera en poste plus de trente ans ; f 24 janvier 1771 ;

22 juin 1729 : Johann Philipp Haveck, déjà sur place, reconnu violoniste ; à sa mort, en 1769, Johann van Beethoven recevra une fraction de son salaire ; son frère [?] Ernest sera aussi violoniste ;

30 décembre 1729 : Trévisani de Balompré, Kapellmeister, augmenté de 274 V Gulden ;

BONN : PALAIS DES PRINCES-ÉLECTEURS DE COLOGNE

1730/1731 : Plusieurs autres revalorisations de salaires, celle-ci, par exemple :
30 décembre 1730 : Moritz Valentin Meuris, Hofmusikus bassoniste, augmenté de 100 Gulden reversés du traitement de Johannes Graeb, décédé ;

29 mars 1732 : Girolamo [Hieronymus] Donnini, compositeur, Conseiller et Musicien de la Chambre, nommé Kapellmeister en remplacement de Trévisani de Balompré, décédé ; rémunéré à 500 Thalers puis à 600 quelque vingt années durant, jusqu’à sa mort ;

^ 10 août 1732 : Christian Frey, organiste, décéda ; on ne l’avait vu ni arriver ni vivre !

C’est cette année-là que le Prince-Électeur Clemens-August était lui-même devenu Grand-Maître de l’Ordre teutonique, — une nomination prestigieuse.

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Voilà donc, en mars 1733, Ludwig van Beethoven « l’Ancien » dans Bonn, l’ancienne cité des Ubiens, résidence des Princes-Électeurs de Cologne depuis 1257. Si l’Électorat n’avait été rendu à Joseph-Clément de Bavière, si le cours de l’histoire avait été différent, Ludwig van Beethoven « l’Ancien » n’aurait point été appelé à Bonn, mais serait peut-être resté en Flandre brabançonne, ou aurait rejoint les Bavières exilés en terre de France !

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Première adresse connue : un appartement du vieux gymnasium de la Wenzelgafie, un ancien collège de jésuites réhabilité en logements particuliers. Sitôt installé, Ludwig « l’Ancien » n’aura de cesse que de fuir la solitude. Six mois se passent à peine que, le 26 août 1733, il obtient du Vicaire général de la paroisse de Saint-Remy dispense des trois bans de mariage réglementaires.

Archives de l’Archevêché de Cologne :

“Augusto Mercurij 26. Viso attestato D. Pastoris S. Remigij Bonnæ dispensatum fuit in trinis proclamationibus matrimonialibus cum Ludovico van Beedhoven et Maria Josepha Boll Parochianis suis.” Et, le 7 septembre, il s’unit pour le meilleur et, hélas, le pire avec cette jeune fille de Bonn, Maria Josepha Poll. Il a 21 ans ; elle, 19 — ou 29, car on sait bien peu sur elle. Quand elle mourra, l’Intelligenzblatt de Bonn du 3 octobre 1775 lui donnera 61 ans : elle serait donc née en 1714 et se serait mariée à 19 ans. C’est la version la meilleure, que rien d’autre n’étaye, malheureusement.

Quoique le nom de Poll apparaisse fréquemment en Allemagne du Sud, en Suisse et en Autriche, il paraît avéré que Maria Josepha soit originaire de Rhénanie et ait toujours vécu à Bonn. Cependant, aucun registre des paroisses de la cité ne la signale. Seule hésitation, dix ans plus tôt, en 1704 : Pitter Poll et Sibilla Mols faisaient baptiser leur fille aînée, Maria ; et non Maria Josepha. Fait troublant, un jeune frère de Maria, Konrad Poll, habitera un jour la Bonngafie, la même rue que Beethoven enfant ; mais cet oncle présumé ne laissera souvenir d’aucune fréquentation avec les Beethoven.

De même ne peut-on relever, sinon pour l’anecdote, un article paru le 26 mars 1927 à Barcelone dans La Veu de Catalunya affirmant que Beethoven aurait été surnommé « Spaniol », une lignée Poil ayant été signalée en Catalogne ! — Nous aurons l’occasion de revenir sur ce surnom. — Seule chose sûre, au dire du boulanger Fischer, qui aura dans six ans la famille de Ludwig « l’Ancien » comme locataire : Maria Josepha sera, encore, „ein stille gute Frau“ (« une femme douce et bonne »). Sont témoins au mariage deux Musiciens de la Cour : le violoniste Johann Paul Kiech[e]ler et l’organiste Ægidius van den Eeden ; celui-ci est devenu très vite un ami de Ludwig « l’Ancien ». Comme lui, c’est un flamand ; leurs noms, même, se sont apparentés : Une cousine éloignée, de la souche de Haecht, Elisabeth van Beethoven, baptisée le 13 septembre 1704 dans le village de Putte, s’est mariée à Heist voilà cinq ans, le 20 juin 1728, avec Laurenz Vandeneynde…  Cornelius « le Jeune », aîné de Ludwig « l’Ancien », n’apparaît pas encore. S’il est présent, rien ne l’atteste. Si certains biographes se sont avancés à écrire que les deux frères étaient parvenus ensemble à Bonn, c’est pure spéculation et probablement erreur patente. Fût-il là qu’il eût été son témoin, comme Ludwig sera le sien dans les cinq mois qui suivent. Installé enfin à Bonn comme marchand de cire et de cierges, aussi pressé que lui de se marier, Cornelius obtient également une dispense de bans le 2 février 1734 et, le 20, en l’église Saint-Gangolf, il épouse Helene Calem, veuve de la Porte ; sa première union avec un français a fait d’elle une femme influente de la haute bourgeoisie. Les deux couples entretiendront de bonnes relations familiales et connaîtront de longs jours heureux.

En six ans Maria Josepha donnera le jour à trois enfants : Maria Bernardina Ludovica, Markus Joseph et Johann. La première est baptisée le 28 août 1734 en l’église Saint-Remy : Maria Bernardina Ludovica réunit en elle les prénoms de ses parents et de sa marraine, Maria Bernardina Mengal ; son parrain n’est autre que son oncle paternel, Cornelius, qui remplace le grand-père Michael resté à Malines — s’il y est ! En effet, le commerçant Michael van Beethoven est rarement chez lui ; il voyage beaucoup, à la recherche de marchés et de produits ; il a élargi ses présentoirs aux broderies de Courtrai, de Bruxelles et d’Anvers : il voit grand, entraîné par une fringale financière qui s’avérera désastreuse. — D’un autre point de vue, parti, il se fait oublier ! Il n’est pas très net, Michael van Beethoven ! Après le départ de son fils à Louvain, voici quatre ans, un notaire, J. F. van Mompeyen, l’avait assigné devant le tribunal des Échevins, le 5 mars 1732. Il aurait subtilisé des objets, en particulier des tableaux, à dame Catherina Aldegonde Verpoorten, une riche veuve qui venait de mourir et dont le notaire avait la curatelle. Le prévenu joua l’honnêteté offensée :

Judicature des échevins de Malines :

[Beethoven …] seght geene de minste effecten te hebben van wijlent Jouff. Verpoorten dan alleenlijck eene schilderije die hij, gedaegden, bereed is aen den impetrant ter hand te stellen, bereet sijnde onder eedt te affirmeeren van geene andere te weten ofte ten hebben.”

Ce qu’il dut faire, après relance, devant ses juges méfiants, le 5 août de la même année : en douze ans, il n’avait vendu de la-dite veuve ni tableaux, ni lits, ni mobilier, et de quelque façon que ce fût. Soit. Non-lieu. Mais l’alerte a été chaude. Du coup, Michael van Beethoven a mis ses talents de brocanteur en veilleuse et s’est orienté vers les dentelles de luxe.
En son absence, sa femme se débat courageusement. Mécontente de Henri Wauters, boulanger locataire qui n’a pas tenu ses engagements, elle fait reconnaître l’expulsion de celui-ci par les échevins le 7 février 1735 et reloue aussitôt sa maison « Ancolie », le 9 mars, à Henri Tollenaers. Non qu’elle courre après l’argent, qui pourtant manque : elle fait cadeau du loyer jusqu’à la Saint-Jean, mais

« Un tiens vaut, ce dit-on, mieux que deux tu l’auras. »

(LA FONTAINE)

* : [traduction Van Aerde :] « Si, je possède un tableau de la veuve Verpoorten, mais je suis prêt à le restituer, s’il le faut. Quant à d’autres objets, je n ‘en ai point et suis prêt à vous l’affirmer sous serment. »

Notes

1 : Philippe-Maurice-Marie-Domimque-Joseph de Bavière, Évêque de Münster (1698-1719)
2 : Son Altesse Sérénissime Électorale
3: Votre Altesse Sérénissime Électorale

Bibliographie – 5

BRANDENBURGS. : Die kurfürstlicheMusikbibliothek in Bonn und ihre Bestande im 18. Jahrhundert (Bonn, 1975) BRAUBACHM. : Die Mitglieder der Hofmusik unter den vier letzten Kurfürsten von Koln (Bonn, 1967)

ENNEN L. : Frankreich und der Niederrhein (Schwann, Cologne, 1855)

PROD ‘HOMME J.-G. : La jeunesse de Beethoven (Delagrave, Paris, 1927)

SCHIEDERMAIR L. : Der junge Beethoven (Quelle & Meyer, Leipzig, 1925)

SCHMIDT-GORG J. : Beethoven, die Geschichte seiner Familie (Beethovenhaus, Bonn, 1964)

SCHMIDT-GORG J. : Des Bonner Backermeisters Gottfried Fischer (Beethovenhaus, Bonn, 1971)

THAYER A. W. /DEITERS H. /RIEMANNH. : Ludwig van Beethovens Leben (Breitkopf & Hartel, Wiesbaden, 1970) VAN AERDE R. : Les ancêtres flamands de Beethoven (W. Godenne, Malines, 1928)

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